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Accords mets et vins avec la cuisine japonaise : sushis, ramen, tempura et plus encore

Accords mets et vins avec la cuisine japonaise : sushis, ramen, tempura et plus encore

Accords mets et vins avec la cuisine japonaise : sushis, ramen, tempura et plus encore

Associer des vins à la cuisine japonaise est un exercice que j’affectionne particulièrement. La délicatesse des sushis, l’umami profond d’un bouillon de ramen, le gras maîtrisé d’un tempura ou encore la puissance d’un yakiniku ouvrent un champ de possibles bien plus vaste qu’on ne l’imagine. Dans cet article, je partage mon approche d’accords mets et vins avec les grands classiques de la cuisine japonaise, en m’appuyant sur mon expérience de dégustation et sur des références reconnues en œnologie et en gastronomie.

Principes généraux pour marier vins et cuisine japonaise

Avant d’entrer dans le détail des plats, je m’appuie sur quelques principes clés qui me servent de fil conducteur :

Ces principes recoupent en grande partie ce que l’on retrouve dans les travaux de référence sur l’accord mets-vins, notamment chez Jancis Robinson (JancisRobinson.com) et dans les recommandations de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) sur la typicité des vins français (INAO).

Vins et sushis / sashimis : la recherche de pureté

Sur les sushis et sashimis, je privilégie des vins capables de respecter la finesse du poisson cru, tout en apportant un support aromatique discret. On est ici dans l’accord de continuité : peu d’opposition, beaucoup de nuance.

Sushis de poisson blanc (daurade, bar, turbot…)

Pour ces sushis très délicats, j’aime servir :

Sushis de saumon, thon et poissons gras

La texture plus grasse appelle un vin ayant un peu plus de volume, voire un toucher légèrement glycériné :

Sashimis et crudités marines très pures

Sur des sashimis très épurés, sans excès de sauce soja, j’aime parfois proposer :

Accords vins et ramen : bouillons, gras et umami

Le ramen présente un défi différent : bouillon concentré, gras éventuel (chashu, huile aromatisée), sauce soja ou miso, nouilles de blé. Le vin doit pouvoir tenir tête à l’intensité aromatique sans l’écraser.

Shoyu ramen (base sauce soja)

Les shoyu ramen ont une aromatique marquée (soja, volaille ou porc, parfois poisson séché). Sur ce type de plat, j’opte pour :

Miso ramen

Le miso (fermentation du soja, parfois du riz ou de l’orge) apporte une dimension umami et une légère douceur salée. J’apprécie :

Tonkotsu ramen (bouillon riche d’os de porc)

Le tonkotsu est l’un des ramen les plus riches : bouillon lacté, gras, parfois très concentré. Ici, je choisis des vins capables de nettoyer le palais :

Tempura et fritures japonaises : croustillant et légèreté

Le tempura nippon, lorsqu’il est bien exécuté, est étonnamment digeste : pâte fine, friture vive, texture croustillante. On se rapproche ici des accords que j’aime faire avec des beignets de légumes ou des poissons frits.

Tempura de légumes

Sur des légumes (patate douce, aubergine, shiso, champignons), j’opte volontiers pour :

Tempura de crevettes, poissons, calamars

Pour les produits de la mer en tempura, je trouve très intéressants :

Yakitori, karaage, tonkatsu : accords avec les viandes

La cuisine japonaise propose de nombreuses préparations de viandes grillées ou frites : yakitori (brochettes), karaage (poulet frit), tonkatsu (porc pané). Ce sont des terrains très intéressants pour les rouges souples.

Yakitori au poulet (tare ou sel)

Karaage (poulet frit) et tonkatsu (porc pané)

Saké, vins doux et fins de repas japonais

Même si je me concentre ici sur le vin, je ne peux pas ignorer le rôle du saké dans la gastronomie japonaise. Les recommandations de l’International Wine and Spirit Centre et les travaux de John Gauntner, spécialiste du saké, montrent combien ce dernier peut aussi inspirer le choix des vins : pureté aromatique, absence de tanins, textur e veloutée, degré d’alcool modéré.

Plats légèrement sucrés-salés, teriyaki, anguilles laquées

Desserts japonais (mochi, dorayaki, desserts au matcha)

Aspects pratiques, modération et références réglementaires

Dans tous ces accords mets et vins, je garde toujours en tête la question de la modération et des repères de consommation. En France, les recommandations officielles sont portées par Santé publique France et le Ministère de la Santé, qui rappellent que la consommation d’alcool doit rester limitée (référence : Santé publique France). Par ailleurs, la loi Évin encadre strictement la publicité sur l’alcool et la manière de communiquer autour des boissons alcoolisées (texte consultable sur Légifrance).

Dans mes accords, je recommande fréquemment :

Les ressources de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) (OIV) et de l’INAO sont également utiles pour mieux comprendre la typologie des vins, leurs niveaux d’alcool, et les cadres réglementaires qui s’y appliquent.

Quelques conseils pour constituer sa cave spéciale « cuisine japonaise »

Pour celles et ceux qui, comme moi, aiment recevoir autour de sushis, ramen ou yakitori, j’aime proposer une petite « base » de cave adaptée :

Cet éventail permet de couvrir la plupart des situations rencontrées avec la cuisine japonaise : poissons crus, bouillons, fritures, grillades, plats sucrés-salés et desserts. En affinant ses préférences et en notant ses essais, chacun peut progressivement bâtir sa propre grammaire d’accords, en s’appuyant sur les styles et domaines mentionnés ici et sur les fiches techniques disponibles sur les sites des producteurs ou des appellations (par exemple, Vins de Bourgogne, Vins du Val de Loire).

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